samedi 25 juillet 2009

The danger of a lost generation (USA)

Youth unemployment creates permanent scars rather than temporary blemishes”

NEW YORK, July 24 (Reuters) - For the first time in three generations, Americans across the nation are facing the threat of long-term unemployment. Already more than one in four jobless Americans have now been out of work for more than six months, the highest level since records began in 1948.
For both individuals and national economies, long-term joblessness has proved to be extremely corrosive. Skills atrophy after extended periods of enforced indolence. Then, when an economy recovers, these workers are no longer in a position to fill new jobs.

LIRE LA SUITE.

Rising youth unemployment (UK)

No way to start out in life

Jul 16th 2009 From The Economist print edition

The plight of the young jobless calls into question Labour’s record

THE human cost of the recession is felt most keenly by the unemployed. That cost, already high and rising, is steepest of all for young people who cannot find work. They are emerging as the prime victims of the slump.
The overall unemployment rate rose to 7.6% of the labour force during the three months to May, according to official figures published on July 15th. A year earlier it stood at just 5.2%. The total number of jobless is now close to 2.4m after increasing by a record 281,000 over the previous quarter, the three months to February.

Lire la suite.

mercredi 22 juillet 2009

Les socialistes français sont nuls. Et pendant ce temps-là...

Notre scène politico-médiatique s’agite en cette fin d’année. Bruissements de landernau, étalage des uns et des autres sur oui/ non Martine a-t-elle eu raison d’écrire à Valls qui, lui, oui ou non, aura eu raison de lui répondre. Qui en pense quoi ? Qui soutient qui ? Positionnements publics des uns et des autres, Dany envoie une blague, d’autres se taisent etc.

Beaucoup d’écrits, des pages noircies de commentaires, les langues s’usent. Energies gaspillées. Et pendant ce temps là, les élections européennes auront enregistré un taux d’abstention historique, en particuliers chez les jeunes. Les masses se moquent, détournent le regard et dépriment. Elles ont raison. Rarement le socialisme aura atteint outre ce degré de misère intellectuelle, ce niveau d'égoïsme et...de renoncement à ses valeurs.

Je ne vous parle pas du projet ourdi pour les régionales, hein, ni des amendements anti-sarko, hein. Je vous parle de basiques historiques, de solidarité, du grand récit démocratique, d’anti-fascisme et d’anti-totalitarisme, bref de l’internationalisme socialiste. Faut-il vous rappeler ce qui se joue vraiment en ce moment ?

Pendant ce temps-là en Iran, les opposants d’Ahmadinejad et les étudiants risquent leur vie pour leurs aspirations démocratiques et leur liberté. Ce qui se passe là-bas pourrait bien changer, en vrai, la face du monde. Pendant ce temps là, on tue à Grozny ceux qui se battent pour le respect des droits de l’Homme. Pendant ce temps- là, on massacre au Darfour, au Burundi et ailleurs. Pendant ce temps-là, l’Europe centrale et de l’est en appel au secours de l’occident et aux responsabilités politiques pour ceux qui crèvent dans l’indifférence de l’autoritarisme de Poutine. Vaclav Havel, Lech Walesa, et d’autres nous supplient. Pas une réponse.

Mais tout cela, c’est loin on s’en fout.

Pendant ce temps-là, le brun avance sur le vide idéologique pathétique qu’a laissé l’effondrement du mur, il y a 2O ans. Comme si vous tâtonniez encore, comme si vous hésitiez à défendre quiconque serait soupçonné d’avoir quelques accointances avec le libéralisme (je n’ai pas dit ultra hein !), qui a pu, tout de même je vous le rappelle, nous apporter un truc formidable : la liberté. Le basique. La matrice. Pendant ce temps-là, le brun rampe doucement, partout, il s’autorise ce qu’il veut. Et même des génocides, de temps à autre, en Bosnie ou au Rwanda (qui était le boss à cette époque, tiens, d’ailleurs ? Sarko ?Mmmh ?). Mais peu vous importe si le Hutu Power tue encore ou si la bête immonde nous nargue au Soudan. Personne ne l’en empêche. Pas une parole publique. Aucun décryptage dans la cité.

Tout cela, c’est loin, on s’en fout.

Quelle trahison ! Quelle Trahison historique ! Quel renoncement envers ce que la gauche avait de meilleur (et pour les stratèges les plus cyniques, de plus vendeur, je vous le rappelle, en particuliers auprès de la jeunesse) : L’internationalisme Et j’ai honte de ce socialisme. Pas un mot sur tout ça. Pas un. Au commencement était le verbe parait-il, encore plus en politique. Quels mots avez-vous posé sur cette actualité ? Qu’avez-vous dit sur le meurtre de Natalia Estemirova ? . Avez-vous entendu « les cris sourds des pays qu’on enchaine » ? Ça ne vous rappelle rien ? Qu’est ce qui vous empêche de prendre la parole sur les drames qui se jouent sous nos yeux ?

Sarkozy ? Non, même pas. Vos calculs personnels ? Peut-être. Votre indifférence ? Certainement.

On a honte. On aimerait vous voir vous engager sur des bases socialistes : antifascistes, antitotalitaires et pas seulement sur de qui aura la meilleure place éligible pour les régionales. Mais êtes-vous encore capable de reconnaître ces combats au-delà du périph’ ? Sachez que la bataille est loin d’être gagnée en de nombreux endroits de la planète. Faîtes-nous un peu rêver!

Allez, chiche, pour réaffirmer vos valeurs fondamentales, il ya un paquet de « boulevards » en ce moment ! Même avec engagement de façade, ça aurait de la gueule, non ? Trop compliqué peut-être. Vous seriez obligés de dealer en interne les apparitions des uns et des autres, c’est ça ? D’organiser les réseaux de truc ou truc, de qui aurait le plus de médias que machin ? C’est ça ? Des détails vachement importants pour un tchétchène ou un iranien.

Sachez mesdames messieurs qu’ils nous regardent, qu’ils nous scrutent, qu’ils nous appellent à l’aide. Ici et maintenant. Soyez un peu dignes. Le socialisme, portez-le ou rendez-le.

Bela Szpiro

lundi 6 juillet 2009

Travail dominical

Nos députés doivent discuter demain mardi 7 juillet du projet de loi sur le repos dominical.
L'ordre du jour est présenté ici.

La question est très intéressante pour une très bonne raison, qui est que l'on touche là à une tradition que l'on pourrait qualifier d'acquise pour les français. Non seulement le changement est douloureux, mais il l'est plus lorsque la culture est remise en cause.

De fait, les réactions de l'opposition vont bon train pour dénoncer la mort de la vie familiale etc, une tromperie et autres...

N'étant pourtant pas un fan des politiques actuelles, je me pose pourtant la question: pourquoi ce projet est-il si dénigré? Tous les commentaires de la majorité défendant à mon sens des points sensés et indémontables, que je vais citer maintenant que je les ai vérifié dans le projet de loi.

1/ Nous parlons de certaines zones d'activités, qui, effectivement, représentent une vaste majorité des villes, ce qui semble pertinent puisque l'activité y est bien plus foisonnante par définition. Si l'on devait restreindre ce projet de loi à un lieu géographique, ce serait effectivement les zones les plus actives, où la consommation est la plus forte, et donc où le bsoin se fait le plus ressentir.

2/ Nous parlons également de formaliser ce qui se fait déjà: le travail le dimanche pour une vaste gamme de services de soin et de sécurité (infirmiers, médecins etc..) et de restaurateurs. Et sur ce point, en lisant les réactions d'opposants ilustres, je n'ai qu'une envie, hurler: "mais allez donc dire aux restaurateurs et aux infirmières que le travail le dimanche est scandaleux".

A noter que le jour de repos hebdomadaire peut se aire sous la forme d'un roulement entre différents acteurs. Il me semble que c'est ce qui se fait déjà. La véritable faille de ce projet ne pourrait donc être que dans le point suivant.

3/ Dans les autres domaines d'activité, en effet, le repos dominical peut, et ce sur seule base du volontariat, être déplacé et rentabilisé par un salaire double sur ce temps de travail, et ne peut se dérouler après 13h.

Toute tentative de forcer le travail le dimanche lors d'une embauche ou à un salarié est une atteinte à la loi. Peut-être y aura-t-il des débordements, mais ce seront les mêmes qui existent aujourd'hui en termes de pressions en entreprise.

Ce projet de loi est, à mon sens, le contraire d'un recul puiqu'il élargit le droit au travail. Ma conclusion est donc plus large. L'opposition dans un démocratie est indispensable, cessons de gâcher sa crédibilité. Il faut avoir des arguments valables pour critiquer (que je n'ai pas vus dans le cas présent), voire, mieux, des propositions dans certains cas,sans quoi on se tait et on encourage. Et le pire, c'est que quand un projet est incriticable, on lit chez l'opposition: "enfin ils ont compris".

Tout noir, tout blanc, la crédibilité finit forcément par en prendre un coup.

J'attends vos commentaires sur ce sujet, en particulier des critiques constructives du projet de loi qui manquent à la logique argumentative des détracteurs...